Bonnes pratiques de parentalité appliquées au Management (1/3)

"Dans la famille  Marketing , je voudrais le père !

 

 

« Gérer une entreprise en bon père de famille », « avoir un esprit de fraternité »« faire grandir ses équipes », le vocabulaire de l’entreprise révèle bien des similitudes avec celui de la famille. Au sein d’une même équipe, se tisse tout un réseau relationnel, qui n’est pas, curieusement, sans rappeler celui des enfants au sein d’une fratrie !

Focalisons notre attention sur l'emblème parental, incarné par l’autorité d’un N+1.
Autour de lui, gravitent des collaborateurs qui peuvent s’apparenter symboliquement à une fratrie multiple composée  de frères, de soeurs et pourquoi pas, de cousins.

Si nous poussons l’analogie encore plus loin, le ou la CEO pourrait représenter les grands-parents et le directeur/la directrice du département finance ou logistique auquel on n’appartient pas, pourrait tout aussi bien représenter un oncle ou une tante !

 

Dans ce contexte, il est intéressant d’observer l’interaction entre ces acteurs et en particulier le manager et son équipe.

 

- Les collaborateurs se disputent les faveurs de leur boss, tout comme les enfants veulent attirer l’attention de leurs parents. Dans les deux cas, les enjeux sont les mêmes : il s'agit d’être à la hauteur, de ne pas décevoir, de montrer ce que l’on sait faire et d’obtenir approbation, reconnaissance et récompenses.

- Les managers arbitrent des conflits relationnels dans leurs équipes tout comme des parents interviennent pour trancher des querelles entre leurs enfants.
En effet, la course à la reconnaissance se fait dans un environnement concurrentiel où l’on se compare les uns aux autres. Il s’agit d’être le plus visible, d’arriver à obtenir l’avantage  et surtout la préférence du "chef". Pour se faire valoir, des comportements agressifs peuvent se manifester, tout comme dans une cour d’école : harcèlement, alliances, mensonges, trahisons et manipulations.

- Enfin, les managers qui, bien que prônant pour plus d'initiative chez leurs collaborateurs, n'arrivent pourtant pas si facilement à déléguer où à les laisser prendre des risques en explorant de nouvelles idées ou méthodes. Tout comme les parents, qui souhaitent que leurs enfants soient plus responsables, sans leur accorder l'autonomie nécessaire pour qu'ils y parviennent. Souvent piégés dans la croyance que les "petits" ne sauront pas faire seuls ou pas assez bien, ils préfèrent bien souvent les garder, plus ou moins consciemment, sous tutelle.

Regarder les relations professionnelles sous cet angle nous apporte un nouvel éclairage, grâce auquel nous pouvons mieux comprendre l’émergence de conflits dans l'entreprise. Nous pouvons ainsi explorer de nouvelles pistes vers une meilleure performance individuelle et collective.

 

 

 

 

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La communication adulte-enfant similaire à la relation manager-managé (2/3)